__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

30 mars 2009

La recherche sur les carburants alternatifs en Russie

Les entreprises aéronautiques testent depuis des années des substituts au kérosène. Tupolev expérimente depuis longtemps des carburants aéronautiques alternatifs. Igor Kovalev, directeur adjoint du TsAGI (Institut aérohydrodynamique central) de Joukovsky déclare : "Nous avons déjà réalisé en Russie de nombreuses recherches, études et vols civils expérimentaux usant des gaz de pétrole associés liquéfiés (carburant condensé pour avions ou CCA), du gaz naturel liquéfié (GNL) et de l'hydrogène liquide. Tous ces types de carburant sont moins chers et moins polluants que le kérosène traditionnel". Il se félicite que la Russie occupe une position de pointe, au niveau mondial, dans la création d'avions civils et d'hélicoptères utilisant des types alternatifs de carburant.


Selon lui, la compagnie Tupolev, ainsi que le Complexe scientifique et technique de Samara Kouznetsov, le TsAGI et le TsIAM (Institut central de construction de moteurs d'avions) possèdent un acquis scientifique et technique exceptionnel en matière d'utilisation du GNL et de l'hydrogène liquide comme carburant pour les avions. La compagnie Tupolev a ainsi développé, avec le Tu-155 et son moteur NK-88, le premier avion expérimental au monde utilisant des carburants cryogéniques. Plus d'une soixantaine de vols ont été réalisés, y compris un à destination de l'Europe occidentale.


Des versions plus récentes d'avions Tupolev ont été élaborées, intégrant l'utilisation de types alternatifs de carburant. Les projets qui sont le plus près d'aboutir concernent les avions et hélicoptères utilisant comme carburant des gaz associés liquéfiés - le propane et le butane - que l'on obtient lors de la production de pétrole. « Le rééquipement du matériel aéronautique et son passage au CCA ne requièrent que des dépenses minimes : il suffit de refaire les réservoirs de carburant et le système d'arrivée du carburant dans les moteurs », précise Igor Kovalev. La société Mil, avec le concours du TsAGI et du TsIAM, a converti au CCA un hélicoptère Mi-8T, et un grand nombre de vols expérimentaux a été réalisé avec cet appareil.


Les technologies actuelles sont au point, et l'on a créé une installation compacte de liquéfaction des gaz de pétrole associés. Selon Igor Kovalev, il serait raisonnable d'introduire la thématique de l'utilisation dans l'aviation de carburants alternatifs dans le Programme fédéral ciblé « Développement du matériel aéronautique civil de la Russie pour la période 2002-2010 et jusqu'en 2015 ». "Il serait rationnel de convertir au CCA différents types d'hélicoptères et d'avions et de les utiliser largement dans les régions de production pétrolière. On réduirait ainsi les pertes de gaz de pétrole, que l'on a l'habitude de brûler dans des torchères".

Sources :

BE Russie numéro 19 (26/03/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58333.htm

http://www.tsagi.ru/eng/

19 mars 2009

R&D aérospatiale à Singapour : l’élargissement du consortium industriel de recherche aérospatiale

En février dernier, le SimTech Aerospace Programme de l'Agency for Science, Technology and Research (A*STAR) a organisé son meeting annuel dans le domaine de l'aérospatial et a réaffirmé son soutien aux projets de R&D malgré la conjoncture économique actuelle.

Depuis sa création en 2007,
le consortium a vu son nombre d'adhérents doubler. Il compte désormais la majorité des grands acteurs aéronautiques mondiaux tels que Boeing, EADS, Pratt & Whitney, Rolls Royce, SIA Engineering Company, Sonatesr, Rofin-Bassel Singapore et IDI Laser Services. Parmi les nouveaux adhérents on peut noter la présence du groupe chimique allemand BASF et de la filiale singapourienne du groupe Sunny Optical Technology, fournisseur de solutions optiques et optoélectroniques.

Six nouveaux projets marquent l'entrée du consortium dans une ère nouvelle. Ils devraient permettre notamment le développement de nouveaux matériaux pour le fuselage ainsi que des améliorations dans les domaines de la maintenance (MRO - Maintenance, Repairs et Operations) et des procédés industriels tels que le contrôle et le diagnostic de la structure à l'aide de senseurs.

Les activités de recherche du consortium intègrent aussi les technologies laser ainsi que la robotique. L'idée étant d'appliquer les nouvelles technologies développées au domaine de l'aérospatial une fois celles-ci testées.

Sources :

http://www.news.gov.sg/public/sgpc/en/media_releases/agencies/astar/press_release/P-20090220-1.html

http://www.news.gov.sg/public/sgpc/en/media_releases/agencies/astar/press_release/P-20090220-1/AttachmentPar/0/file/Media%20Publicity%203rd%20PMC%20Meeting%2020%20Feb%20news%20release_cleared%2017Feb09_2.pdf

http://www.simtech.a-star.edu.sg/index-aerospace.html

http://www.a-star.edu.sg/

http://www.pw.utc.com/

http://www.rolls-royce.com/

http://www.siaec.com.sg/

http://www.baasel.de/index-g.htm

http://www.idilaser.com/

http://www.enf.cn/

http://www.basf.com/group/corporate/en/

http://www.sunny-optics.com/

L’élargissement du consortium industriel de recherche aérospatiale à Singapour

Du 18 au 20 février dernier, le Science and Engineering Research Council (SERC) de l'institut de recherche A*STAR (Agence Singapourienne pour la Science la Recherche et la Technologie) a organisé son meeting annuel dans le domaine de l'aérospatial et a réaffirmé son soutien aux projets de R&D malgré la conjoncture économique actuelle.

Depuis sa création en 2007, le consortium a vu son nombre d'adhérents doubler. Il compte désormais 16 membres permanents dont des multinationales de l'industrie aéronautique et des entreprises locales telles que The Boeing Company, EADS, Pratt & Whitney, Rolls Royce, SIA Engineering Company, Sonatesr, Rofin-Bassel Singapore et IDI Laser Services. Parmi les nouveaux adhérents on peut noter la présence du groupe chimique allemand BASF et de la filiale singapourienne du groupe Sunny Optical Technology, Sunny Instruments Singapore, fournisseur de solutions optiques et optoélectroniques.


Six nouveaux projets marquent l'entrée du consortium dans une ère nouvelle. Ils devraient permettre notamment le développement de nouveaux matériaux pour le fuselage ainsi que des améliorations dans les domaines de la maintenance (MRO - Maintenance, Repairs et Operations) et des procédés industriels tels que le contrôle et le diagnostic de la structure à l'aide de senseurs.

Les activités de recherche du consortium intègrent aussi les technologies laser ainsi que la robotique. L'idée étant d'appliquer les nouvelles technologies développées au domaine de l'aérospatial une fois celles-ci testées.

Sources :

BE Singapour numéro 61 (13/03/2009) - Ambassade de France à Singapour / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58204.htm
http://www.news.gov.sg/public/sgpc/en/media_releases/agencies/astar/press_release/P-20090220-1.html

http://www.news.gov.sg/public/sgpc/en/media_releases/agencies/astar/press_release/P-20090220-1/AttachmentPar/0/file/Media%20Publicity%203rd%20PMC%20Meeting%2020%20Feb%20news%20release_cleared%2017Feb09_2.pdf

http://www.simtech.a-star.edu.sg/index-aerospace.html

http://www.a-star.edu.sg/

http://www.pw.utc.com/vgn-ext-templating/v/index.jsp?vgnextoid=c3ca34890cb06110VgnVCM1000004601000aRCRD

http://www.rolls-royce.com/

http://www.siaec.com.sg/

http://www.baasel.de/index-g.htm

http://www.idilaser.com/

http://www.enf.cn/fr/pv/4997b.html

http://www.basf.com/group/corporate/en/

http://www.sunny-optics.com/English/sygk.jsp?kind_num=022003

http://www.sunnyinstruments.com.sg/5.htm

18 mars 2009

Un futur gros porteurs chinois pour 2016?

Peu de temps après qu’Airbus (EADS) et un groupe de partenaires industriels chinois aient signé fin février un contrat relatif à l'implantation d'un centre de production en coentreprise à Harbin (Chine), la Chine vient d’annoncer qu’elle s’estime en mesure de produire d’ici 2016 ses propres avions de ligne gros-porteurs de type A 320 ou A 340. Cette affirmation provient de Monsieur GU Yongfen, l'académicien de l'Académie des Sciences de Chine et de l'Académie d'Ingénierie de Chine.

D’après l’édition du 11 février 2009 du Quotidien du Peuple en ligne, « la fabrication des gros avions a été incluse dans les 16 projets importants du « Plan d'Etat pour le développement scientifique et technologique à moyen et long terme ». En 2007, le projet de recherche et de fabrication des gros avions a été approuvé par le Conseil des Affaires d'Etat.


Récemment, le jet régional ARJ21-700 « Fengxiang », le premier avion dont le droit de propriété intellectuelle est entièrement détenu par la Chine, a réussi à effectuer son premier vol à Shanghai.


Selon les spécialistes du secteur aéronautique, cette réussite signifie non seulement une percée dans les recherches et la construction des avions régionaux made in China, mais elle a également permis de jeter les bases pour la recherche et la fabrication des gros avions ».

Rappelons que la Chine envisage d’investir 500 milliards de yuan (73 millions de dollars – 56 millions d’euros) dans le Programme national pour le Développement scientifique et technologique à moyen et à long terme, dans le but de progresser dans une série de technologies clés, dont les grands avions civils font partie.

Pour en savoir plus sur l’état de la recherche scientifique et technologique en Chine, cliquez ici.

Sources :

http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6590516.html

http://www.ambafrance-cn.org/Etat-de-la-recherche-scientifique-et-technologique-janvier-2009.html?lang=fr&id_mot=280

25 février 2009

Coriolis une société en plein boom dans l’aéronautique


Flyintelligence a interviewé Clémentine Gallet, dirigeante de la societé Coiriolis Composites, une PME innovante appelée à se développer !

Coriolis une société en plein boom dans l’aéronautique : Coriolis c’est le nom d’un mathématicien connu pour sa théorie sur les déplacements de masses. L’entreprise « Coriolis Composites SAS » basée à Lorient (Morbihan) tient son nom de là. Vingt-cinq personnes animent la société qui connait depuis 2008 ses premiers résultats positifs. Airbus fut leur premier client dans le domaine de l’aéronautique et depuis, Coriolis diffuse son offre de services et produits sur le marché mondial. Après huit années de développement, c’est maintenant au secteur de l’énergie que Coriolis à l’intention de s’attaquer.

Toutes voiles dehors : L’aventure commence par un concours remporté en 1999. Trois ingénieurs fraîchement sortis de l’école mettent au point un robot permettant de tisser des pièces composites sans intervention humaine. Les logiciels indiquent aux robots de type automobile la façon de déposer les matériaux composites dans les structures. Le mélange de fibre de carbone et de résine allège les carcasses et se substitue aux métaux. « Les matériaux composites s’ajustent à de nombreuses structures, ils sont efficaces pour l’optimisation des poids. » explique Clémentine Gallet une des fondatrices du projet. Le concours est un tremplin et permet de financer la création de Coriolis Composites en janvier 2001.

Montée en puissance prévue en 2009 : L’automate permet de construire des coques de voiliers, puis est adapté pour l’aéronautique. En 2005, le site de Nantes d’Airbus devient le premier acquéreur suivi par CNIM et EADS. « Coriolis cherche à se développer. D’ici à deux ans on veut s’étendre à d’autres secteurs dans les transports » envisage déjà la présidente de la société. D’ici à 2010 des études de faisabilité devraient permettre à Coriolis de s’attaquer à de nouveaux marchés: automobile, ferroviaire, éolien et nautisme.

La technologie de Coriolis s’adapte à tous types de formes (porte, panneau, poutre caisson). Les machines innovantes nécessitent pour leur utilisation une formation que dispense les équipes de Coriolis. Pour faciliter la maintenance et l’obtention de nouveaux marchés, les dirigeants, Clémentine Gallet et Alexandre Hamlyn envisagent la création de filiales en Europe et en Amérique du Nord.

Coriolis Composites sera présent au salon mondial des composites JEC de Paris le 24 et 26 mars 2009 et au salon du Bourget du 15 au 21 juin 2009.

18 février 2009

Approvisionnement stratégique : la diplomatie du lithium

Dans un article de 2008, Flyintelligence se penchait sur l'enjeu du lithium. Nous précisions que le groupe Bolloré espère pouvoir s'approvisionner en lithium en Bolivie pour la fabrication de batteries nécessaires au fonctionnement de sa future voiture électrique, la Blue Car. La Bolivie possède en effet d'importantes réserves de lithium. Or, le lithium constitue un combustible rentrant dans la composition de tritium, substance dont la réaction avec le deutérium permet la fusion nucléaire.

L'importance de cette ressource conduit Evo Morales, le chef de l'Etat bolivien, à orienter sa politique étrangère autour du métal mou. Martin Arostegui a rédigé un article pour le Washington Times le 10 février dernier (voir ici et ici) dans lequel il explique qu'Evo Morales, aux profondes convictions socialistes, n'entend pas laisser des entreprises étrangères épuiser les ressources minérales de son pays. Parallèlement à cela, l'Iran recherche des ressources pour son programme nucléaire. Or l'Iran et la Bolivie ont déjà conclu un accord de partenariat début 2007 d'un montant d'un milliard de dollars sur six ans. Puis, au cours de l'été 2008, la Bolivie a signé des accords diplomatiques et économiques avec la Libye et l’Iran. Selon l'article de Martin Arostegui, "une compétition internationale pour les minerais stratégiques boliviens pourrait avoir lieu, mettant en scène les constructeurs automobiles ainsi que l'Iran qui est à la recherche de ressources d'uranium pour son programme nucléaire". (…). "Les dirigeants d'entreprises craignent de voir Evo Morales s'aligner sur les positions du président vénézuelien Hugo Chavez et celles de l'Iran, ce qui pourrait avoir une influence décisive sur le choix de partenaires pour exploiter ces minerais stratégiques". (…). "Juste avant le référendum constitutionnel, M. Morales a ordonné aux troupes de saisir les installations de British Petroleum (BP) situées dans l'est du pays, région riche en hydrocarbures". (…). La Bolivie "a récemment repoussé les approches des japonais Mitsubishi et Toyota ainsi que du français Bolloré pour l'exploitation de concession de lithium".

Cette diplomatie des ressources naturelles en général et du lithium en particulier caractérise une situation de guerre économique. Dans notre article de décembre dernier, nous rappelions que le lithium peut aussi s'obtenir par dessalement de l'eau de mer (0.17mg/m3), engendrant une réserve potentielle de 230 000 millions de tonnes (voir notamment le dernier paragraphe de l'article).

Sources:

http://www.washingtontimes.com/news/2009/feb/10/mineral-wealth-political-weapon/

http://www.washingtontimes.com/news/2009/feb/10/mineral-wealth-political-weapon/?page=2

http://www.cei.ulaval.ca/fr/relations.themes.detail.php?b=1&id=XR48BFE6B2DD4E6

http://www.wikimapia.org/#lat=-20.0185165&lon=-67.457428&z=10&l=0&m=a