__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

26 octobre 2008

Le Capital Investissement en soutien des entreprises de l'aéronautique

L'équipe de Flyintelligence a rencontré cette semaine Pierre de Fouquet, Managing Partner chez IRIS Capital et président de l'Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC); le temps pour lui de décrire le paysage du Capital Investissement en France et de défendre la nécessité de ces intermédiaires dans le financement des entreprises. Bien que décrié, le Private equity permet un financement privé sur du long terme. Chez les membres de l'AFIC, l'investissement dure en moyenne 4 années.

Le point de vue du Private Equity nous éclaire sur les réalités du financement des entreprises au moment où l'Etat et son bras financeur Oseo s'engagent dans une démarche volontariste envers les PME.

Le métier du capital investissement a pour objectif de mettre en lien la Ressource financière issue par exemple de grands investisseurs internationaux ou de fortunes privées (Family Office) et le besoin de financement des entreprises. L'étude publiée mardi par l'AFIC, disponible ici, nous permet de brosser les grandes tendances en cours : les grosses opérations de financement ont pratiquemment cessées sur le dernier semestre, tandis que les affaires de moyenne envergure sont particulièrement exposées aux turbulences actuelles. En clair, le capital investissement est en train de se concentrer sur les opérations de petites tailles avec un gel des grands deals compte tenu de la méfiance des grands investisseurs. A suivre.

24 octobre 2008

Propriété industrielle, innovation et aéronautique


Les stratégies d’entreprise conduisent de plus en plus de sociétés à emprunter la voie de la coopétition ; cette voie originale associant une posture de coopération et de compétition. La question immédiate qui se pose est celle de la propriété industrielle des solutions développées en commun. De plus, l’industrie aéronautique est fortement tournée vers l’international : en 2007, près de 75% du chiffre d’affaires des industries françaises se réalise à l’exportation.
En matière de brevets, l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) se positionne sur les technologies de l’aéronautique. L’INPI nous informe sur deux points : l’évolution des demandes de brevets français par domaine (électronique, structure, propulsion) et l’évolution des dépôts par pays d’origine (Amérique du Nord, Europe, Japon, Chine, Corée).
Par pays d’origine. L’Amérique est le premier lieu de dépôt de brevet (48%), suivi de l’Europe (32%) et de l’Asie (20%).
Les européens déposent plus sur des innovations qui touchent la structure de l’avion (53% du total des brevets), alors que les américains accordent une priorité aux techniques de propulsion (39% des brevets aéronautiques américains). L’Asie, quant à elle, est particulièrement bien positionnée sur les innovations Matériaux.
En France. Le dépôt de brevet chez les industriels français a augmenté sur les 5 dernières années. La répartition des dépôts en France concerne les domaines de l’électronique de bord (45%), la mécanique autour des trains d’atterissage (30%) et l’intégration des propulseurs (35%). Des efforts sont réalisés sur les matériaux composites et les alliages classiques (mutliplication par 3 en 10 ans sur les composites plastiques).

Fonds d'investissements dans l'aéronautique

A Toulouse, le gouvernement, sous l'égide du Premier Ministre, annonçait en juillet dernier la création d’un fond d'investissements destiné à soutenir les PME aéronautiques touchées par la conjoncture internationale (à l’époque l’argument, c’était l’impact de l'échange dollar/euro). Le fond d'investissements doit/devait regrouper de grands industriels (Airbus, Safran par exemple) et les acteurs parapublics comme la Caisse des Dépôts et Consignations.

L'objectif était d'atteindre les 100 millions d'euros selon le Secretaire d'Etat Dominique Bussereau. Cette annonce faisait suite à un autre discours du Premier Ministre d’octobre 2007 prévoyant déjà 600 millions d'euros pour les PME de l’aéronautique.

Le mois de septembre est passé par là… avec son lot d’annonce de faillites, de plans d’économies... Maintenant, le président français a décidé la création d’un fond d’investissement stratégique pour enrayer la spirale de la crise économique, un « fond souverain à la française » ! Bonne nouvelle !

Espérons cette fois que la vision stratégique de nos dirigeants aille au délà d’un trimestre ; que les fonds vilipendés depuis quelques mois (ndrl, fonds souverains = armes de destruction économique massive) aboutissent à la construction d’une réelle stratégie française, de puissance économique. Nous sommes ici convaincus de l’intérêt pour la France et les entreprises françaises de disposer d’une source de financement propre à assurer leur développement.

Cependant il ne suffit pas d’aligner 100 milliards d’euros sur la table pour gagner la bataille de la relance économique. Il faut une vision stratégique, globale, qui aille au délà du simple « on ne veut pas que nos entreprises soient pillées par des investisseurs étrangers ». La réalité : les économies européennes ont un besoin énorme de grands investisseurs étrangers. Et l’Etat ne peut pas être une réponse à tout. Un grand investisseur a besoin d’un cadre juridique stable et d’un climat de confiance avec le pays dans lequel il investit. La France est attractive de ce coté là !

Conclusion : Il faut doter le fond souverain d’une vision de stratégie de puissance économique. Sans renier les avantages des investissements directs étrangers. La confiance se construit sur plusieurs années mais peut se dissoudre rapidement.

10 octobre 2008

Le système - complexe - de subventions et de transfert de technologie

L'équipe de Flyintelligence a rencontré le responsable de la Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie (DRRT) en Région Poitou Charentes à l'occasion du Salon Aerotop. L'occasion pour nous de faire un point sur les systèmes d'aides et de subventions à l'égard des acteurs locaux de la filière aéronautique.

La DRRT (recherche fondamentale) et DRIRE (industrie) sont des services déconcentrés de l'Etat, présents dans chaque région. Les services sont donc sous la tutelle de la Préfecture. La DRRT est en charge, entre autres, de la promotion des mecanismes de subventions européennes. Il est donc améner à conseiller des universites, des laboratoires, des centres de recherche, parfois des entreprises.

Subventions. La DRRT subventionne des projets à haute valeur R&D et encadre des processus de transfert technologique. C'est le cas du projet de recherche fondamentale associant le laboratoire de Mecanique des Solides et la Snecma. La DRRT a délivré une subvention pour établir un banc d'essai. Le paiement par la DRRT se fait sur facture et peut atteindre les 40% du montant global du projet.

Transfert de technologie et information. La DRRT monte aussi des dossiers associant des organismes de transfert de technologie. Il s'agit d'associations labellisées ou des Centres d'Innovation et de Transfert Technologique (CRITT, liste ici). Ainsi le CRITT matériaux s'est associé à la PME Aero-Composites pour développer un projet commun. Le Ministère de la Recherche vient de décider la création de labels pour identifier les partenaires qualifiées pour mener un transfert de technologie.

Les services déconcentrés de l'Etat conseillent également les candidats aux aides de l'Union européenne.

Voici quelques portailes d'informations :

http://www.projetsdeurope.gouv.fr

http://www.fse.gouv.fr

http://www.touteleurope.fr

http://ec.europa.eu/regional_policy/index_fr.htm

http://www.recherche.gouv.fr/cid5764/coordonnees-des-delegations-regionales-a-la-recherche-et-a-la-technologie.html