__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

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16 janvier 2009

Chine, la culture de la copie

La Chine est très active sur le marché de la défense en général et sur celui de l'aéronautique en particulier. Mais le développement aussi rapide de l'industrie de défense chinoise est certes dû au grand nombre d'ingénieurs mobilisés dans le pays le plus peuplé du monde mais aussi à la culture de la copie et de l'espionnage industriel pratiqués en Chine. Ce phénomène avait déjà été dénoncé en 2007 lors du salon automobile de Francfort par Angela Merkel qui précisait que son pays était disposé à faire des affaires avec la Chine pour autant que cette dernière respecte les règles de fonctionnement du marché.

Elle reprochait aux chinois de copier les technologies et le design des voitures allemandes, réputées pour leur classe. Cependant, ce phénomène se vérifie également s'agissant de l'industrie aéronautique.

Hier

En 2006, la Chine avait réussi à participer à la conception et à la fabrication de l'A 350. Les sociétés AVIC I et AVIC II avaient signé mi-2006 avec Airbus les accords du lancement du centre technique de l'Airbus à Pékin, qui a été mis en opération en juillet 2005. En outre, la Chine est chargée de la fabrication de 5% des parts de l'A350. Et une cinquantaine d'ingénieurs chinois avait bénéficié de formations en Europe avant de retourner au pays et d'intégrer le centre de Pékin. Deux ans plus tard, AVIC I et AVIC II ont fusionné pour former la China Aviation Industry Group Corp.

Aujourd'hui

La Chine vient d'annoncer en ce début d'année la sortie du nouveau réacteur à turbosoufflante à double flux (ou turbofan) WS-18 pour le bombardier H-6K de l'Armée Populaire de Libération (armée chinoise). Ce modèle est développé par la CEGC (Chengdu Engine Group Company) et a réalisé son premier vol d'essai le 5 janvier 2007, selon la CEGC. Mais la communication chinoise est intéressante sur ce sujet puisque des sources Internet chinoises (dont nous savons tous qu'elles sont contrôlées par l'appareil d'Etat) précisent que le réacteur WS-18 n'est ni plus ni moins... qu'une copie du réacteur turbofan russe D-30K2 et son premier vol est attendu pour 2012.

Par ailleurs, l'hélicoptère chinois Z-9A exporté aux forces aériennes laotiennes ressemble étrangement au Dauphin français utilisé notamment dans l'armée française. La production du Dauphin a été initiée dans les années 1970. Comparons les deux appareils: tout d'abord le Dauphin français, en suite le Z-9A chinois:

Cela laisse d'autant plus songeur que Flyintelligence s'était déjà fait l'écho d'un A320 qui avait disparu en Chine, suggérant que la Chine se livre à des activités aussi intenses que secrètes de reverse engeneering sur cet appareil afin d'en déterminer les technologies.

Au surplus, rappelons que la Chine s'est massivement équipée du système d'exploitation libre Linux afin de s'affranchir des systèmes d'exploitation américains et ainsi affirmer encore plus son indépendance technologique. La Chine assume donc une posture de guerre économique et même si certaines technologies transférées par nos soins à ce pays ne sont pas toutes les dernières versions, les Chinois apprennent vite et le volume de leur démographie leur permet de gagner du temps dans les processus de conception et de fabrication, comme en témoigne leur activisime actuel.

24 octobre 2008

Propriété industrielle, innovation et aéronautique


Les stratégies d’entreprise conduisent de plus en plus de sociétés à emprunter la voie de la coopétition ; cette voie originale associant une posture de coopération et de compétition. La question immédiate qui se pose est celle de la propriété industrielle des solutions développées en commun. De plus, l’industrie aéronautique est fortement tournée vers l’international : en 2007, près de 75% du chiffre d’affaires des industries françaises se réalise à l’exportation.
En matière de brevets, l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) se positionne sur les technologies de l’aéronautique. L’INPI nous informe sur deux points : l’évolution des demandes de brevets français par domaine (électronique, structure, propulsion) et l’évolution des dépôts par pays d’origine (Amérique du Nord, Europe, Japon, Chine, Corée).
Par pays d’origine. L’Amérique est le premier lieu de dépôt de brevet (48%), suivi de l’Europe (32%) et de l’Asie (20%).
Les européens déposent plus sur des innovations qui touchent la structure de l’avion (53% du total des brevets), alors que les américains accordent une priorité aux techniques de propulsion (39% des brevets aéronautiques américains). L’Asie, quant à elle, est particulièrement bien positionnée sur les innovations Matériaux.
En France. Le dépôt de brevet chez les industriels français a augmenté sur les 5 dernières années. La répartition des dépôts en France concerne les domaines de l’électronique de bord (45%), la mécanique autour des trains d’atterissage (30%) et l’intégration des propulseurs (35%). Des efforts sont réalisés sur les matériaux composites et les alliages classiques (mutliplication par 3 en 10 ans sur les composites plastiques).