11 décembre 2008
SESAR, pour Single European Sky Air traffic Management Research
15 novembre 2008
Des projets européens pour soutenir des PME de l'aéronautique
Système de soutien aux PME de l’aéronautique. En septembre, nous nous intéressions aux initiatives des PME aéronautiques en région (AEROTEAM) et aux centres de recherche aéronautique en Poitou. Passons maintenant au niveau européen.
Les projets SCRATCH et AeroSME sont dédiés aux PME de l’aéronautique. Ils soutiennent les entreprises dans la mise en place d’une politique de R&D innovante et aident à trouver des financements dans la cadre des subventions européennes.
SCRATCH: (SMEs Services for Collaborative Aerospace Technical Research) Il s’agit d’un réseau d’entreprises et d’experts aéronautiques crée en 1997 couvrant une quinzaine de pays européens. Le réseau fait la promotion des mécanismes de soutien à la R&D et plus généralement des mécanismes de subventions aux projets innovants. Les experts du réseau dispensent également des conseils pour les PME du secteur pour acquérir/développer des technologies et planifier une stratégie de Recherche et Développement.
AeroSME, de son côté, est un projet né de la coopération entre l’ASD (AeroSpace and Defence Industries Association) et la Commission Européenne. AeroSME encourage les PME à participer aux programmes de recherches européens.
Fusion entre les deux projets : Prochainement, AeroSME et SCRATCH devraient fusionner en proposant le portail Aeroportal.
Liens :
30 mars 2008
Le ciel atlantique se transforme aujourd'hui
La conjoncture : Alors que l’accord avait suscité de nombreuses attentes lors de sa signature l’an passé (hormis de la part de British A.), le contexte économique américain s’est fortement dégradé et la perspective d’une stagnation économique aux Etats Unis incite à la prudence. De plus, les dépenses carburant pèsent sur la marge d’exploitation (déjà assez faible dans ce secteur) et ne font qu’accroitre les attentes d’une myriade d’acteurs concernant la migration du secteur vers un développement propre, respectueux de l’environnement (priorité de IATA, initiative de Virgin).
La genèse de l’Accord : Après 3 ans de négociations sous la houlette du Commissaire européen en charge du transport, Jacques Barrot, l’Union Européenne et les Etats Unis ont accepté le principe de libéraliser le ciel transatlantique début mars 2007. Trois ans de négociations pour un accord qui couvre 60 % du trafic mondial. Economiquement, les protagonistes politiques espèrent augmenter de 50% le trafic d’ici quatre ans. 80000 nouveaux emplois sont prévus selon le Commissaire Barrot. La signature définitive de l’accord a eu lieu début mai 2007. Depuis chacun se prépare à encaisser le choc…ou à saisir les opportunités.
Des carrefours stratégiques : La modification structurelle du marché transatlantique va rebattre les cartes entre toutes les compagnies. Londres sera évidemment un enjeu central dans la bataille qui débute (Plus du tiers de marché transatlantique). British Airways voit son fief d’Heathrow ouvert à une concurrence intense et l’a incité à créer Openskies. La multiplication des lignes crée évidemment un risque de surcapacité et devrait enclencher une baisse régulière des prix.
Les préparatifs : « Les aéroports sont au service des compagnies » disait récemment Jean Cyril Spinetta, PDG d’Air France KLM. Ce principe s’illustre avec l’ouverture cette semaine de deux nouveaux terminaux (Terminal 5 à Londres-Heathrow et réouverture du terminal 2 E à Paris-Roissy). Le marché transatlantique se joue aussi au niveau des installations aéroportuaires.
Deux restrictions : Les compagnies américaines pourront effectuer plusieurs escales en Europe et prendre des passagers (amélioration le taux de remplissage), la réciproque n’est pas encore vraie. Mais surtout le législateur américain à plafonner les participations étrangères dans le capital des compagnies américaines à 25% des droits de vote (Cf. le cas d’Air France dans la possible fusion Delta Northwest).