__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

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04 juillet 2012

Cartographie aérienne : Aero Photo Europe Investigation participe au programme VolcanIE


La "lettre d’information de l’Intelligence Economique des ministères économique et financier" de juin 2012 rapporte une initiative intéressante en terme d'IE. L’association « Atelier desTIC » sur Vichy et Moulins, a mis en place le programme VolcanIE, financé par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE Auvergne), le Conseil Général de l'Allier (CG03), et les Chambres de Commerce et d'Industrie de l'Allier (Moulins/Vichy, Montluçon/Gannat). L'association qui fêtera bientôt ses dix années d’existence, est animée par Hubert GOMOT, Président de l'Atelier des TIC, Matthieu DUPRIX, responsable du site de Moulins et Pierre GATIGNOL, responsable du site de Vichy, porteur du programme VolcanIE. Avec VolcanIE, il s’agit de fournir une « aide aux entreprises industrielles, visant à une mise en pratique de l’intelligence économique et stratégique dont les objectifs sont de renforcer leur compétitivité et de créer des synergies entre les acteurs économiques et les  entreprises du territoire du Massif central. »  Télécharger la plaquette >ici<


Dans le département de l’Allier, 10 PME dont Aero Photo Europe Investigation ont bénéficié en 2011 d’une sensibilisation collective à l’IE et d’un accompagnement individualisé en entreprise. Cette démarche leur a permis de s'approprier une culture de l’IE "selon un processus spécifique de management de l’information stratégique".

A propos d'APEI:  Créée en 1980 et implantée sur l’aérodrome de Moulins-Montbeugny, APEI est spécialisée dans la cartographie aérienne:   

- réalisation de photos aériennes à la verticale combinant les trois canaux RVB, le panchromatique (Noir & Blanc) et sur le proche infrarouge (IRC);
- acquisition LIDAR (scanner nécessaire pour construire des modèles numérique de terrain et des modèles 3D) ;
- réalisation de thermographie aérienne qui permet un diagnostic énergétique des territoires ;

Les relevés aériens serviront de base aux systèmes d’information géographiques et aux réflexions sur l'aménagement du territoire. 

APEI possède ses propres avions (4) équipés de capteurs et caméras qui enregistrent des données videos, thermiques ou topographiques.  

Les clients sont principalement en France mais environ un tiers des interventions d’APEI se fait à l’étranger. Ci dessous, un avion King Air 200 à Pristina. 

Les clients sont des cabinets de géomètres, des services de cadastres, des Directions Régionales de l'Environnement, le CNRS, des gestionnaires d'aéroports ou des Conseils Généraux…

APEI a noué des partenariats techniques (essentiellement des équipementiers) : INTERGRAPH, NOVATEL, IGI, RIEGL, FLIR et GARMIN 

Chez APEI, le programme VolcanIE a eu pour objectif d'améliorer la communication de l'entreprise vers l’extérieur, de mettre en place une veille concurrentielle pour mieux connaître son environnement et de sécuriser son système informatique.



09 juillet 2011

La stratégie d'intelligence économique dans l'aviation


La 49ème édition du Salon international de l'aéronautique et l'espace qui vient de se clôturer au Bourget a une nouvelle fois montré le poids de l’industrie aéronautique tant civile que militaire dans l’économie française avec ses 157 000 emplois (embauches de 8000 personnes par an) et les 18 milliards d’euros d’excédents commerciaux enregistrés chaque année. Ce secteur se caractérise pour une forte exposition à l’international où près de 75 % de l’activité est réalisée. Dans l’aviation commerciale, Airbus mène la danse et a annoncé au Salon du Bourget près de 730 commandes et options d’avions pour un montant de 72,2 milliards de dollars. Le programme Airbus A320Neo lancé officiellement en décembre 2010 cumule à ce jour plus de 1000 commandes ! L’essor global du transport aérien dans le monde stimule la construction aéronautique et le tissu des sous traitants. Cet essor se réalise sur la base du modèle de compagnie aérienne low cost qui plébiscite les avions short range type A320 ou Boeing 737. Ce segment de marché focalise toutes les attentions des compétiteurs étrangers, notamment russe, canadien, brésilien, indien et surtout chinois.

Ainsi, bien qu’elle vienne de vivre une semaine enivrante, l’industrie doit impérativement relever des défis d’ordre technologique, réglementaire, environnemental, financier, monétaire et concurrentiel. En clair, l’industrie aéronautique va profondément se transformer dans la décennie qui s’ouvre. De nouvelles alliances se créent, beaucoup avec l’Asie. Dans ce cadre, il convient de s’interroger sur les moyens de maintenir des capacités industrielles aéronautiques en Europe.

Des forces puissantes s’exercent aujourd’hui sur l’industrie aéronautique pour concevoir, produire et maintenir des aéronefs en Asie ou en Amérique du Sud. Les Indiens demandent une part de plus en plus importante dans la conception et l’ingénierie chez Airbus, les chinois ont obtenu une ligne d’assemblage d’A320 à Tianjin et poussent les équipementiers avec le C919, les brésiliens négocient sur des hélicoptères et des technologies militaires. De manière générale, on assiste à un vaste mouvement de transfert de compétences et de technologies vers ces économies de plus en plus émergées.

L’industrie doit alors avoir une parfaite vision et un bon pilotage stratégique pour accompagner ce changement. L'intelligence économique (IE) pose cette question du management stratégique de l’information. L’IE a construit une grille de lecture originale et novatrice des rapports de forces qui s'exercent dans le champ économique. Il faut ainsi écarter toute approche naïve ou mercantile de l’eldorado asiatique et éviter le pillage des technologies qui ont mobilisées de nombreuses ressources humaines et financières en Europe. Il faut s’avoir s’allier, intelligemment.

Par ailleurs, le mouvement de balancier vers les émergents doit être mieux appréhender du côté étatique. L’Etat doit avoir un rôle structurant pour la base industrielle et technologique en France dixit le Président Sarkozy. Cela n’est pas toujours traduit dans les faits en France, surtout pour les PME et les ETI. L’Etat américain se place, en revanche, souvent derrière son industrie et la soutient à l’international. Avec parfois, une part de protectionnisme. On se souvient de l’appel d’offres de 200 avions ravitailleurs commandés à Boeing en 2010 à la suite de l’opposition avec EADS. La décision fut éminemment politique avant d’être économique. De manière générale, l’Etat doit exercer un pilotage stratégique des technologies de demain en investissant dans les bons projets. En France, des outils existent (Crédit d’impôts, Grand Emprunt, Pôle de compétitivité, Fonds Stratégique d’Investissement, Comité de filière) mais beaucoup de financements sont souvent alloués dans leur globalité aux principaux constructeurs et équipementiers. Au détriment des technologies de rupture et de l’innovation ? Une stratégique d’intelligence économique permet de concilier le pilotage stratégique d’une entreprise ou d’un secteur avec l’économie mondiale dans le respect des intérêts de chacun.


Pour le portail de l'ie


06 février 2009

Un outil d'Intelligence Economique pour les PME/PMI de l'aéronautique

Les PME/PMI du pôle Aerospace valley disposent d'un outil d'intelligence économique qui leur est dédié. IntelliEmip (Intelligence Economique Management et Informations Partagées) résulte d'une action lancée par la DRIRE de la région Midi-Pyrénées sur la base de fonds publics nationaux et européens. L'association Ampere assure la conduite de cette action et Arctia, société basée à Toulouse, en assure la maîtrise d'ouvrage.

L'objectif est de proposer aux PME des accompagnements personnalisés, avec diagnostic et plan de formation, pour les conduire à mieux utiliser les outils de veille économique dans leur démarche stratégique, notamment les outils en lien avec la plateforme Iris d'Aerospace Valley. Cette initiative mise en oeuvre pour 18 mois pourrait s'élargir aux PME/PMI extérieures au pôle Aerospace Valley.

Découvrir l'outil IntelliEmip...

Il existe d'autres outils ou méthodes d'intelligence économique à destination des PME/PMI dont le site IELOVEPME se fait régulièrement l'écho. Parmi elles figurent notamment "MADIE" pour "Méthode d'Aide à la Décision par l'Intelligence Economique". Cette méthode, réalisée sous l'impulsion dun Groupe Technologies Avancées HEC, est la première qui guide pas à pas le dirigeant de PME de manière opérationnelle dans la mise en place d’une action d’intelligence économique.

MADIE - Méthode d'Aide à la Décision par l'Intelligence Economique:

IELOVEPME : Pour aller plus loin sur la Méthode d'Aide à la Décision par l'IE

IELOVEPME: MADIE, une méthode d'aide à la décision par l'intelligence économique

Pour aller plus loin:

http://www.ampere-asso.net/

http://www.arctia.fr/

http://www.aerospace-valley.com/

http://www.drire.gouv.fr/midi-pyrenees/



21 janvier 2009

En quoi l’intelligence économique participe-t-elle aux succès des Innovations ?

L’innovation est un processus complexe et incertain qui met en jeu de nombreux acteurs et diverses compétences

L’innovation [1] semble présenter une dualité technologie-marché. A ce propos, Schumpeter, parle d’une « mise en marché réussie d’un produit/procédé/service nouveau ». Elle traduirait l’entropie créatrice de sa structure hôte. En effet, l’entreprise est le lieu de l’innovation. Selon Alter (vision cognitive), l’innovation résulte d’échanges relationnels dynamiques plus ou moins conflictuels.

En effet, pour innover, une entreprise doit créer des relations avec des partenaires. De plus, l’innovation semble posséder une structure intrinsèque complexe, au sens de Le Moigne. Autrement dit, cette organisation implique la caractérisation d’un système relationnel complexe.

Il semble que l’innovation soit dépendante de l’environnement. C'est-à-dire qu’elle influe et est influencée par un marché ainsi que par l’environnement (qui est caractérisé par la présence d’acteurs non économiques) dans lequel elle évolue. Le groupe de recherche PRIMECA (vision systémique) définit d’ailleurs une activité innovante comme une activité issue d’un objet nouveau durablement intégrée à son environnement.

L’innovation implique un positionnement stratégique de l’entreprise tourné vers l’innovation, un ou plusieurs projets d’innovation qui sont plus ou moins définis, la mise en relation d’acteurs aux intérêts différents (parfois contraires). Elle nécessite un marché (plus ou moins grand, accessible, connu) qui est généralement régi par des normes et des règlementations qu’il faudra respecter. Innover nécessite diverses compétences telles que la créativité, l’autonomie, l’esprit expérimental, la capacité à repérer les opportunités, des compétences intégratrices, la capacité à traiter des données relevant de disciplines variées, l’aptitude à adopter différents points de vue, l’esprit critique et le goût de la concrétisation.

L’intelligence économique et la veille

Selon Alain Juillet [2], l’intelligence économique est un mode de gouvernance dont l’objet est la maîtrise de l’information stratégique et qui a pour finalité la compétitivité et la sécurité de l’économie et des entreprises. Le rapport Martre en 1994 définit l’intelligence économique comme l’ensemble des actions de collecte, d’analyse et de diffusion de l’information utile aux différents acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement, dans les meilleures conditions de délais et de coûts. L’intelligence économique permet aux entreprises d’effectuer des actions d’influences, telles que le lobbying. Elle sert également à protéger l’entreprise contre tous les risques et les menaces liés à la sécurité, à la sûreté, à l’environnement et au management. Selon Bernard Besson et Jean-Claude Possin [3], l’intelligence économique est la maîtrise concertée de l'information et de la coproduction de connaissances nouvelles. Elle est l'art de détecter les menaces et les opportunités en coordonnant le recueil, le tri, la mémorisation, la validation, l'analyse et la diffusion de l'information utile ou stratégique à ceux qui en ont besoin. Pour l'essentiel, l'intelligence économique est un cycle d'informations dont la finalité est la production de renseignements stratégiques et tactiques à "haute valeur ajoutée".

Selon Daniel Rouach [2], la veille est l’art de repérer, collecter, traiter, stocker des informations et des signaux pertinents qui vont irriguer l’entreprise à tous les niveaux de rentabilité, permettre d’orienter le futur (technologique, commercial…) et également de protéger le présent et l’avenir face aux attaques de la concurrence. La veille se pratique dans la légalité et le respect des règles de déontologie. Il existe différentes spécialités de la veille qui sont: la veille marketing et commerciale, la veille concurrentielle, la veille juridique, la veille sectorielle, la veille sociopolitique ou sociétale ou environnementale, la veille stratégique et la veille scientifique et technologique.

L'Intelligence économique, soutien de l’innovation

D’après ce qui a été rappelé précédemment, une innovation se définit en partie par son succès commercial. Or, le succès commercial d’une innovation est, par définition difficile à prédire. Cette dernière étant une nouveauté destinée à un marché potentiel non réellement définit, réaliser des études classiques ne me semble pas être la solution la plus pertinente. Et cela plus particulièrement dans le cas d’innovations radicales.

Avant la mise en route du projet d’innovation : l’intelligence économique peut participer au succès d’une innovation. En effet, les actions de veille mises en place permettent de s’assurer de l’existence d’un marché pour la future innovation. Inversement, une veille régulière d’un marché ou de l’environnement d’une entreprise peut mettre en évidence l’existence d’un besoin nouveau. Ce nouveau besoin pourrait conduire à une idée qui deviendra une innovation.

Lors de la conduite du projet lui-même : les outils et actions de l’intelligence économique seront chargés de l’étude de l’environnement de la future innovation ainsi que de la surveillance des signaux faibles, mise en conformité de la future innovation en fonction de l’évolution du marché. Préparer le marché en diffusant des informations choisies sur le projet en cours et surtout sur les améliorations que l’innovation apportera aux clients. S’assurer de la cohérence de l’innovation avec la réglementation en vigueur. Et mettre en place des actions d’influence dans le cas contraire.

Lors de la mise sur le marché de l’innovation : la cellule d’intelligence économique sera chargée d’assurer la diffusion d’une communication positive sur l’entreprise et sur l’innovation. Elle orchestrera aussi la présence d’informations sur les medias de référence du secteur.

Ces quelques exemples d’actions plus offensives que celles décrites par Alain Juillet, Bernard Besson et Jean-Claude Possin sont plus adaptées à l’innovation. Elles montrent le rôle que peut jouer l’intelligence économique dans le succès des innovations.

SOURCES

1. Vincent Boly (1993), Ingénierie de l’innovation, Organisation et méthodologies des entreprises innovantes, Hermes Science Publications Lavoisier

2. Conférence Intelligence des risques du 4 avril 2008 organisée par le Forum atena à l’ISEP

3. Bernard Besson et Jean Claude Possin (2006), Intelligence des risques, IFIE

05 décembre 2008

787 lessons learnt : une étude d'Airbus révélée au public

Un document interne à Airbus, intitulé 787 lessons learnt, circule depuis quelques jours sur le web. Signé de Burkhard Domke (?), head of Engineering Intelligence chez Airbus, le texte révèle les failles technologiques dans la conception du 787.

Ce document reprendrait des slides issus de la documentation de Boeing, ce qui n'a pas échappé aux internautes qui se questionnent massivement sur les méthodes de l'avionneur européen. Et ce matin près d'une soixantaine de commentaires sur Flight Global tendent dans ce sens (propriété intellectuelle, méthodes de renseignements, etc...).