__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

16 juin 2009

Le Cluster Rhône Alpes

Salon International du Bourget

Flyintelligence a rencontré les acteurs de la filière aéronautique en Rhône Alpes.

Cette région se distingue clairement pour la richesse des différents métiers du territoire. Une région donc, avec plusieurs centaines d’entreprises développant des technologies de pointe, sur des marchés de niche. Le Cluster Rhône Alpes met en avant cinq forces :

Maitrise des systèmes embarqués complexes ;

Conception de solutions composites et thermo plastiques ;

Culture industrielle et mécanique ;

Présence active de la recherche et de l’innovation ;

Forte activité du réseau et des groupes de travail ;

La région regroupe 40 laboratoires et centres techniques issus de 9 universités et 19 écoles d’ingénieurs. Près de 16 000 emplois sont dédiés à l’aéronautique pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros.

En Rhône Alpes, on retrouve la chaine entière des compétences allant de la conception jusqu’à l’industrialisation. Depuis la précédente édition du Bourget, le pôle s’est considérablement renforcé et le nombre de PME présentes a été multiplié par 2.

Flyintelligence a également rencontré la société Aerotec, PME d’une trentaine de salariés, qui depuis 2000 mène une stratégie de développement tout azimut en France et à l’international dans le sillage de grands donneurs d’ordre tel que l’Etat ou Eurocopter. Aerotec est maintenant présente dans 14 pays et souhaite poursuivre son développement.

06 juin 2009

Le plus petit hélicoptère du monde....

Flyintelligence vous avait signalé il y a quelques mois comment les animaux pouvaient être utilisés à des fins d’espionnage. Nous y mentionnions notamment le cas d’une mouche robotique. Ici, le plus petit hélicoptère du monde a été spécialement conçu pour les espions et les soldats...

Il fait la taille d’un paquet de cigarettes et sera utile aux soldats du futur pour obtenir, à distance, des renseignements sur le champ de bataille.

Le « nanocoptère » PD-100 Black Hornet est loin de ressembler aux hélicoptères télécommandés des amateurs passionnés d’aviation et de modélisme. Ces derniers n’accélèrent ni ne décélèrent comme les vrais hélicoptères et ne sont pas capables de faire du surplace.

Les concepteurs du Black Hornet ont développé un minuscule engin qui sera, lui, capable de faire tout cela, grâce au plus petit et plus léger mécanisme du monde. Pesant seulement 15 grammes, l’appareil PD-100 est même plus petit qu’un hélicoptère à piles pour enfant. Alimenté par un moteur électrique, le microcoptère possède 4 pales, porte une caméra numérique et vole à la vitesse de 30 km/h. Il a été testé avec succès à l’intérieur et à l’extérieur sous des vents légers.

« On peut le mettre dans sa poche et le faire décoller en quelques secondes pour prendre connaissance de la situation » dit Petter Muren, le directeur des constructeurs Prox Dynamics. « Il sera utile dans les situations où observer une zone hostile ou un bâtiment contaminé de plus près est crucial ». Le Black Hornet ne sera vendu qu’aux gouvernements et à leurs agences.

Une éventuelle panne de batterie ou un crash ont des conséquences minimes, car les pièces bon marché peuvent facilement être remplacées. Le kit standard fourni avec l’appareil est constitué d’une télécommande de poche et d’un chargeur.

Voici deux vidéos du PD-100 Black Hornet :

{youtube}feVoX26W6MU{/youtube}

{youtube}FBxmck16FhA{/youtube}

Sources :

http://www.maxisciences.com/h%e9licopt%e8re/un-micro-helicoptere-d-espionnage-decouvrez-les-images_art1890.html

http://www.proxdynamics.com/

http://news.cnet.com/8301-17938_105-10233875-1.html

http://news.cnet.com/8301-13639_3-10222885-42.html

http://www.slashgear.com/pd-100-black-hornet-smallest-video-rc-helicopter-in-the-world-0642921/

http://gadgetvice.com/2009/05/07/pd-100-black-hornet-le-plus-petit-helicoptere-espion-telecommande-au-monde/

05 juin 2009

Terrafugia, flying-driving vehicle : first flight (+MAJ1 +MAJ2)

Terrafugia’s Transition is a combined flying-driving vehicle, called the flying car.
Developped by Terrafugia Inc., the Transition's project received special consideration from the Department of Transportation. The Transition completed its historic first flight on March 5, 2009. And then, it continued test flights.







In june 2009, the first production delivery was expected in 2011. The Transition Roadable Aircraft has received an exemption from the FAA to allow the flying car a maximum takeoff weight 650 kg. This additional weight accommodates the structure and equipment necessary for compliance with the Federal Motor Vehicle Safety Standards.

In sept 2010, Terrafugia, Inc. set up a production line in a 19,000 sq. ft. facility in Woburn, MA. Two prototypes were built. The 2010 price released was between $200,000 and $250,000 to buy a flying car.

In june 2011, Terrafugia announced a delay of the delivery schedule.


Terrafugia, Creator of the Transition Roadable Aircraft




Display at New York city ( April 2012)
The "Transition Roadable Aircraft" makes its auto show debut at the 2012 New York International Auto Show (Apr 6t-15th) in New York City. After years of testing and engineering breakthroughs, Terrafugia has decided it is time to display. According to Anna Mracek Dietrich, COO of Terrafugia: “We selected the New York International Auto Show to continue the roll-out of the Transition because of the value this show brings in terms of exposure to future owners, investors, and partners. The NYIAS is a venue from which we can show the first practical street-legal airplane to the world while meeting the people who will be part of its commercial success in the years to come. New York is the perfect place to accomplish all of this.”


26 mai 2009

Airbus et les chinois en coopétition

Comme une nouvelle page de l’aéronautique et de l’histoire d’Airbus qui se tournent. Le premier vol de l’A320 construit sur la ligne d’assemblage de Tianjin… Il s’agit d’une nouvelle étape stratégique.Une étape risquée.

Pour les promoteurs du projet chez Airbus, cette étape était nécessaire voire incontournable. La Chine et les Etats Unis sont aujourd’hui les deux principaux clients d’Airbus. Un poids suffisant pour obtenir une contrepartie en demandant la construction d’une ligne d’assemblage à Tianjin. Tianjin, c’est le pôle aéronautique dynamique en Chine. Autour des industriels, on retrouve une myriade d’universités et de centres de recherche dédiés aux technologies du secteur.

Pour les opposants, certains stratèges d’Airbus ont ouvert la boite de pandore en offrant aux chinois des savoirs et des compétences auxquels ils n’avaient pas accès sans Tianjin. De plus, la Chine annonce clairement son souhait depuis plusieurs années de refondre son industrie aéronautique sur des standards modernes (américains et européens). En février 2009, la Chine annonçait sa volonté de développer ses propres moyens et longs courriers pour 2016. Airbus lui a-t-il donné les compétences manquantes pour réaliser son dessein ? La réponse n’est pas évidente. La bataille pour le ciel ne se joue pas uniquement sur le plan industriel. Les chinois devront faire leurs preuves sur la commercialisation et le support produit, la certification de l’avion en occident, la stratégie politique de promotion des avions, etc...

Airbus et l’industrie chinoise sont concurrents. De nombreux affrontements s’annoncent. Pourtant ils coopèrent sur de multiples projets et effectuent des transferts de technologie lorsque cela est nécessaire. Bref Airbus mène une stratégie de coopétition. Reste à savoir si elle sera payante à long terme.

{youtube}EwVK2VZoXSA{/youtube}

A lire aussi : Infoguerre "La Chine va-t-elle couper la tête du roi dollar ?"

10 mai 2009

L'United Aircraft Corporation au service de la stratégie de puissance russe


La Fédération de Russie s'est dotée en 2006 de cette structure visant à concilier stratégie d’entreprise et appareil d’Etat. Elle regroupe sous la forme de joint ventures, plusieurs des anciens programmes soviétiques dont la compagnie « Tupolev ». Il est à espérer que la super-entreprise d’Etat de l’aéronautique russe ait un destin autrement plus stable que l’autre aéronef aux ailes delta qui ne l’ont jamais portées en toute sécurité. L’équipe de direction regroupe des diplômés des plus prestigieuses institutions de formations supérieures d’ex-URSS ainsi que d’anciens membres du KGB. L’un des objectifs affichés de l’UAC est de « maintenir » (sic) la parité avec l’industrie aéronautiques européenne ou américaine.

L’institution vient de réorganiser son staff et poursuit le rachat des parts dans les diverses sociétés auxquelles elle est partie prenante. Mais est-ce là sa seule actualité ? Nous reviendrons sur la question.
Sources :
L’UAC est un prisme à l’aune duquel peuvent être observées les orientations du Kremlin. Ainsi doit être soulignée la décision de redéployer les activités aéronautiques dans des zones franches, faiblement soumises à l’impôt, telle Ulyanovsk.
Actuellement, l’UAC est occupée notamment au développement d’un Super-jetliner sur la base KNAAPO de Komsomolsk-on-Amur. Le MiG-35 est en concurrence avec le Rafale, le F A-18 Super Hornet de Boeing, le F- 16 Falcon de Lockheed Martin, le Gripen de Saab ou le Typhoon de Eurofighter.
En s’installant dans de nouvelles zones franches, la fédération opte donc pour un soutien fiscal à son industrie aéronautique suivant le modèle d’allègement fiscal singapourien. Elle ne manque pas de ressort interne. En effet, l’UAC a décidé de revoir à la baisse plusieurs de ses productions et le premier client n’est autre qu’Aeroflot, la grande compagnie russe que l’on imagine difficilement se plaindre de voir s’allonger les délais de livraison. Solidarité au sein de l’Etat oblige !
Le bilan des trois premières années d’existence de l’UAC révèle une stratégie de renforcement des positions russes, plus que d’un véritable entrisme. Dès avant la crise financière de 2008, la corporation avait revendu les 5% qu’elle détenait d’EADS. Les piliers de l’économie occidentale sont apparus quelque peu évanescents aux yeux des observateurs russes comme chinois. Entre un modèle d’économie très perméable, comme celui des Etats-Unis, ou moins dynamique mais plus stable, à l’instar de l’Inde ou du Brésil, l’UAC menée depuis la Place Rouge s’est bel et bien engagée dans un effort de concentration sur ses bases internes et le marché de l’aviation militaire dont le commerce se fait… entre Etats.
Sources :
http://www.russiatoday.com/Business/2009-05-20/Special_economic_zones_lure_United_Aircraft_Corporation.html
http://www.telegraph.co.uk/sponsored/russianow/5350541/Russian-Government-snaps-up-shipyard.html
http://www.chinadaily.com.cn/world/2009-05/22/content_7933402.htm
http://en.rian.ru/analysis/20090430/121398752.html
http://www.india-server.com/news/russia-and-india-launch-joint-military-7015.html

05 mai 2009

Airbus et Aerolia renforcent la production des pièces composites pour l'A350

Aerolia va investir 220 millions d’euros pour une nouvelle unité composite à Méaulte. La production sera destinée à l’Airbus A350XWB. L’unité composite s’étendra sur 18.000 m2 et sera intégrée au complexe déjà existant de Méaulte.

Grâce à Méaulte, «Aerolia entre ainsi dans le club très fermé des grands acteurs mondiaux des aérostructures composites » confirme Fabrice Brégier PCA d’Aerolia et Directeur général délégué d’Airbus.

Un investissement dans le prolongement du plan Power 8 : Aerolia, filiale à 100% du groupe EADS, est spécialisée dans l’aérostructure. Elle a été créée en septembre 2008 après que Louis Gallois ait changé le contenu du fameux plan Power 8. A défaut de trouver des repreneurs pour Méaulte et Saint Nazaire, EADS avait décidé de créer deux filiales, Aerolia et Premium Aerotech et d’investir 800 millions d’euros répartis entre la France, l’Allemagne et certains pays à bas coûts de main d’œuvre.

Aerolia a donc été chargée de superviser tous les aspects de structures métals et composites en reprenant les sites de Méaulte et de Saint Nazaire. Mais elle pilote aussi le déploiement d’Airbus en Tunisie où les autorités locales ont fait des efforts considérables pour convaincre le groupe aéronautique de sous traiter la fabrication de pièces grâce ( larges exonérations fiscales, mise à disposition des terrains et formation du personnel prise en charge par l'Etat tunisien).

Bref, Aerolia investit à Méaulte, Airbus mondalise sa production.

Source : http://www.objectifnews.com/node/364