__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

18 mars 2009

Un futur gros porteurs chinois pour 2016?

Peu de temps après qu’Airbus (EADS) et un groupe de partenaires industriels chinois aient signé fin février un contrat relatif à l'implantation d'un centre de production en coentreprise à Harbin (Chine), la Chine vient d’annoncer qu’elle s’estime en mesure de produire d’ici 2016 ses propres avions de ligne gros-porteurs de type A 320 ou A 340. Cette affirmation provient de Monsieur GU Yongfen, l'académicien de l'Académie des Sciences de Chine et de l'Académie d'Ingénierie de Chine.

D’après l’édition du 11 février 2009 du Quotidien du Peuple en ligne, « la fabrication des gros avions a été incluse dans les 16 projets importants du « Plan d'Etat pour le développement scientifique et technologique à moyen et long terme ». En 2007, le projet de recherche et de fabrication des gros avions a été approuvé par le Conseil des Affaires d'Etat.


Récemment, le jet régional ARJ21-700 « Fengxiang », le premier avion dont le droit de propriété intellectuelle est entièrement détenu par la Chine, a réussi à effectuer son premier vol à Shanghai.


Selon les spécialistes du secteur aéronautique, cette réussite signifie non seulement une percée dans les recherches et la construction des avions régionaux made in China, mais elle a également permis de jeter les bases pour la recherche et la fabrication des gros avions ».

Rappelons que la Chine envisage d’investir 500 milliards de yuan (73 millions de dollars – 56 millions d’euros) dans le Programme national pour le Développement scientifique et technologique à moyen et à long terme, dans le but de progresser dans une série de technologies clés, dont les grands avions civils font partie.

Pour en savoir plus sur l’état de la recherche scientifique et technologique en Chine, cliquez ici.

Sources :

http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6590516.html

http://www.ambafrance-cn.org/Etat-de-la-recherche-scientifique-et-technologique-janvier-2009.html?lang=fr&id_mot=280

25 février 2009

Coriolis une société en plein boom dans l’aéronautique


Flyintelligence a interviewé Clémentine Gallet, dirigeante de la societé Coiriolis Composites, une PME innovante appelée à se développer !

Coriolis une société en plein boom dans l’aéronautique : Coriolis c’est le nom d’un mathématicien connu pour sa théorie sur les déplacements de masses. L’entreprise « Coriolis Composites SAS » basée à Lorient (Morbihan) tient son nom de là. Vingt-cinq personnes animent la société qui connait depuis 2008 ses premiers résultats positifs. Airbus fut leur premier client dans le domaine de l’aéronautique et depuis, Coriolis diffuse son offre de services et produits sur le marché mondial. Après huit années de développement, c’est maintenant au secteur de l’énergie que Coriolis à l’intention de s’attaquer.

Toutes voiles dehors : L’aventure commence par un concours remporté en 1999. Trois ingénieurs fraîchement sortis de l’école mettent au point un robot permettant de tisser des pièces composites sans intervention humaine. Les logiciels indiquent aux robots de type automobile la façon de déposer les matériaux composites dans les structures. Le mélange de fibre de carbone et de résine allège les carcasses et se substitue aux métaux. « Les matériaux composites s’ajustent à de nombreuses structures, ils sont efficaces pour l’optimisation des poids. » explique Clémentine Gallet une des fondatrices du projet. Le concours est un tremplin et permet de financer la création de Coriolis Composites en janvier 2001.

Montée en puissance prévue en 2009 : L’automate permet de construire des coques de voiliers, puis est adapté pour l’aéronautique. En 2005, le site de Nantes d’Airbus devient le premier acquéreur suivi par CNIM et EADS. « Coriolis cherche à se développer. D’ici à deux ans on veut s’étendre à d’autres secteurs dans les transports » envisage déjà la présidente de la société. D’ici à 2010 des études de faisabilité devraient permettre à Coriolis de s’attaquer à de nouveaux marchés: automobile, ferroviaire, éolien et nautisme.

La technologie de Coriolis s’adapte à tous types de formes (porte, panneau, poutre caisson). Les machines innovantes nécessitent pour leur utilisation une formation que dispense les équipes de Coriolis. Pour faciliter la maintenance et l’obtention de nouveaux marchés, les dirigeants, Clémentine Gallet et Alexandre Hamlyn envisagent la création de filiales en Europe et en Amérique du Nord.

Coriolis Composites sera présent au salon mondial des composites JEC de Paris le 24 et 26 mars 2009 et au salon du Bourget du 15 au 21 juin 2009.

18 février 2009

Approvisionnement stratégique : la diplomatie du lithium

Dans un article de 2008, Flyintelligence se penchait sur l'enjeu du lithium. Nous précisions que le groupe Bolloré espère pouvoir s'approvisionner en lithium en Bolivie pour la fabrication de batteries nécessaires au fonctionnement de sa future voiture électrique, la Blue Car. La Bolivie possède en effet d'importantes réserves de lithium. Or, le lithium constitue un combustible rentrant dans la composition de tritium, substance dont la réaction avec le deutérium permet la fusion nucléaire.

L'importance de cette ressource conduit Evo Morales, le chef de l'Etat bolivien, à orienter sa politique étrangère autour du métal mou. Martin Arostegui a rédigé un article pour le Washington Times le 10 février dernier (voir ici et ici) dans lequel il explique qu'Evo Morales, aux profondes convictions socialistes, n'entend pas laisser des entreprises étrangères épuiser les ressources minérales de son pays. Parallèlement à cela, l'Iran recherche des ressources pour son programme nucléaire. Or l'Iran et la Bolivie ont déjà conclu un accord de partenariat début 2007 d'un montant d'un milliard de dollars sur six ans. Puis, au cours de l'été 2008, la Bolivie a signé des accords diplomatiques et économiques avec la Libye et l’Iran. Selon l'article de Martin Arostegui, "une compétition internationale pour les minerais stratégiques boliviens pourrait avoir lieu, mettant en scène les constructeurs automobiles ainsi que l'Iran qui est à la recherche de ressources d'uranium pour son programme nucléaire". (…). "Les dirigeants d'entreprises craignent de voir Evo Morales s'aligner sur les positions du président vénézuelien Hugo Chavez et celles de l'Iran, ce qui pourrait avoir une influence décisive sur le choix de partenaires pour exploiter ces minerais stratégiques". (…). "Juste avant le référendum constitutionnel, M. Morales a ordonné aux troupes de saisir les installations de British Petroleum (BP) situées dans l'est du pays, région riche en hydrocarbures". (…). La Bolivie "a récemment repoussé les approches des japonais Mitsubishi et Toyota ainsi que du français Bolloré pour l'exploitation de concession de lithium".

Cette diplomatie des ressources naturelles en général et du lithium en particulier caractérise une situation de guerre économique. Dans notre article de décembre dernier, nous rappelions que le lithium peut aussi s'obtenir par dessalement de l'eau de mer (0.17mg/m3), engendrant une réserve potentielle de 230 000 millions de tonnes (voir notamment le dernier paragraphe de l'article).

Sources:

http://www.washingtontimes.com/news/2009/feb/10/mineral-wealth-political-weapon/

http://www.washingtontimes.com/news/2009/feb/10/mineral-wealth-political-weapon/?page=2

http://www.cei.ulaval.ca/fr/relations.themes.detail.php?b=1&id=XR48BFE6B2DD4E6

http://www.wikimapia.org/#lat=-20.0185165&lon=-67.457428&z=10&l=0&m=a

11 février 2009

Le lithium dans la détection des alliages

Flyintelligence a récemment publié un article sur l'enjeu industriel du lithium. Des chercheurs russes viennent de lui trouver une nouvelle fonction. Ils viennent en effet d'élaborer une méthode ayant pour but d'établir la teneur en lithium d'alliages utilisés en aviation, de conducteurs céramiques et d'autres matières. La méthode est basée sur l'évaporation de la surface pointée par un rayon laser avec l'analyse du spectre résultant du plasma laser ainsi formé.

Comment font-ils?

Un rayon laser puissant est dirigé à la surface du matériau analysé. Une lentille permet de concentrer le rayon de radiation sur une surface de seulement 0.34 millimètre, avec des intervalles de 15 nanosecondes entre chaque impulsion. Ainsi, en quelques nanosecondes, d'infimes parties de métal ont le temps de s'évaporer et se métamorphoser en plasma. L'image de torche laser obtenue est projetée par une autre lentille sur un spectrographe qui enregistre l'émission à différentes longueurs d'ondes. Il est possible d'identifier le contenu de plasma et, par conséquent, le matériau en soi, par son taux de lithium.

Le lithium a la propriété de combiner légèreté et durabilité, il est donc particulièrement adapté à la construction d'avions et la production de roquettes (on le trouve généralement dans certains alliages d'aluminium). Cette méthode permet d'identifier la quantité de lithium dans des alliages très différents. L'analyse n'endommage l'avion ou la fusée, parce qu'elle ne détruit pas plus que dix millièmes de milligramme de matière. C'est très peu, mais l'information sur la quantité de lithium est complète et précise. On peut ainsi identifier n'importe quel appareil, ainsi que sa provenance (Source: ADIT).

Sources:

http://www.informnauka.ru/eng/2008/2008-09-05-8-051_e.htm

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57663.htm

10 février 2009

Développement durable et aéronautique, la recherche avance à grands pas…

La recherche sur les biocarburants avance. En effet, Japan Airlines vient de tester un biocarburant à base de plantes et d’algues. Le 30 janvier dernier, la compagnie aérienne « a réalisé avec succès un vol test d’un Boeing alimenté au biocarburant ».

Le biocarburant utilisé dit de deuxième génération était composé à 84% de cameline, de moins de 16% de jatropha et de 1% d’algae.

Avec ce test réussit, le Japon apparaît comme l’un des leaders dans ce domaine. R. BOUGHRIET nous rappelle d’ailleurs que « New Zealand (en décembre dernier) et Continental Airlines (début janvier) ont déjà réalisé des vols tests alimentés par l'agrocarburant de nouvelle génération le jatropha ». Haruka Nishimatsu, le PDG de la compagnie aérienne japonaise souhaite à ce propos « fortement contribuer à faire avancer la recherche sur l'utilisation de carburants alternatifs».

Ces compagnies aériennes doivent maintenant vérifier la validité commerciale du biocarburant. Pour cela, elles devront réaliser des tests plus poussés. Si ces test s’avèrent concluant, les premiers avions de ligne partiellement alimentés en biocarburant devraient voler d’ici 5 ans.

Sources :

http://www.enerzine.com/6/6863+japan-airlines-teste-une-biocarburant-issu-de-cameline+.html

http://www.actu-environnement.com/ae/news/japan_airlines_vol_test_biocarburant_cameline_jatropha_6629.php4

http://www.lematin.ch/flash-info/sciences-environnement/aviation-jal-fait-voler-boeing-nouveau-bio-carburant

06 février 2009

Un outil d'Intelligence Economique pour les PME/PMI de l'aéronautique

Les PME/PMI du pôle Aerospace valley disposent d'un outil d'intelligence économique qui leur est dédié. IntelliEmip (Intelligence Economique Management et Informations Partagées) résulte d'une action lancée par la DRIRE de la région Midi-Pyrénées sur la base de fonds publics nationaux et européens. L'association Ampere assure la conduite de cette action et Arctia, société basée à Toulouse, en assure la maîtrise d'ouvrage.

L'objectif est de proposer aux PME des accompagnements personnalisés, avec diagnostic et plan de formation, pour les conduire à mieux utiliser les outils de veille économique dans leur démarche stratégique, notamment les outils en lien avec la plateforme Iris d'Aerospace Valley. Cette initiative mise en oeuvre pour 18 mois pourrait s'élargir aux PME/PMI extérieures au pôle Aerospace Valley.

Découvrir l'outil IntelliEmip...

Il existe d'autres outils ou méthodes d'intelligence économique à destination des PME/PMI dont le site IELOVEPME se fait régulièrement l'écho. Parmi elles figurent notamment "MADIE" pour "Méthode d'Aide à la Décision par l'Intelligence Economique". Cette méthode, réalisée sous l'impulsion dun Groupe Technologies Avancées HEC, est la première qui guide pas à pas le dirigeant de PME de manière opérationnelle dans la mise en place d’une action d’intelligence économique.

MADIE - Méthode d'Aide à la Décision par l'Intelligence Economique:

IELOVEPME : Pour aller plus loin sur la Méthode d'Aide à la Décision par l'IE

IELOVEPME: MADIE, une méthode d'aide à la décision par l'intelligence économique

Pour aller plus loin:

http://www.ampere-asso.net/

http://www.arctia.fr/

http://www.aerospace-valley.com/

http://www.drire.gouv.fr/midi-pyrenees/