__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

16 octobre 2009

Des senseurs autonomes en énergie intégrés dans les avions

La maintenance des avions pourrait devenir plus aisée à l'avenir, grâce notamment à l'intégration de capteurs de contrôle dans le revêtement de l'avion. Ainsi, si les capteurs détectent des bosses ou des fissures - ex. par la collision d'un oiseau - ils seront en mesure d'envoyer un signal radio à une unité de surveillance.

Selon les chercheurs de l'Institut Fraunhofer, "comme les capteurs sont légers - ils n'ont pas besoin de câbles ou de piles". Aussi, tirent ils leur énergie à partir de la différence de température entre l'air extérieur (environ - 20 à - 50°C) et la cabine passagers (environ 20°C). De plus, les capteurs peuvent être placés à des endroits généralement inaccessibles sur l'avion.

"Nous utilisons des générateurs thermoélectriques, développés en coopération avec Micropelt, et nous les adaptons afin qu'ils puissent fonctionner efficacement", explique le Dr Dirk Ebling, scientifique à l'IPM.

Les matériaux thermoélectriques sont des semi-conducteurs qui produisent de l'énergie électrique sous l'influence d'une différence de température. Si un certain nombre de ces éléments thermo-électriques sont branchés en série, ils produisent suffisamment d'énergie pour alimenter de petits capteurs ainsi qu'un dispositif radio transmettant les résultats de mesure à une unité centrale. "Nous sommes également en train d'optimiser le flux de chaleur", souligne le chercheur.

Les premiers prototypes de capteurs ont déjà été élaborés. Mais l'ensemble du système comprenant le capteur, le générateur thermoélectrique, le dispositif de stockage d'énergie et le module de transmission du signal ne devrait pas être bouclé avant trois ans.

Les applications liées aux capteurs autonomes sont nombreuses. Dans le secteur automobile, ils pourraient contribuer à réduire le poids du véhicule en supprimant l'installation de câbles lourds. Ils seraient également utiles dans les bâtiments, où intégrés aux murs ils surveilleraient le taux d'humidité. Leur utilisation dans le secteur médical constitue également une voie à suivre.

Sources :

http://www.fraunhofer.de/presse/presseinformationen/2009/10/energieautarke-sensoren-fuers-flugzeug.jsp

http://www.ipm.fraunhofer.de/

http://www.innovations-report.de/html/berichte/energie_elektrotechnik/energieautarke_sensoren_fuers_flugzeug_140792.html

http://www.enerzine.com/603/8520+des-capteurs-autonomes-en-energie-dans-les-avions+.html

http://www.micropelt.com/

Qatar Airways effectue son premier vol au gaz naturel

En octobre dernier, un avion de Qatar Airways a réalisé son premier vol commercial en utilisant un carburant alternatif à base de gaz naturel (GTL Jet Fuel).

Ce vol entre Londres et Doha, d'une durée de 6 heures, a été effectué à bord d'un Airbus A340-600 utilisant un moteur Rolls-Royce Trent 556. C'est la compagnie néerlando-britannique Shell qui a conçu et produit un mélange composé à 50% de kérosène synthétique de gaz liquide (GTl) et à 50% de kérosène conventionnel. Selon la firme pétrolière, ce carburant alternatif permettra de dégager moins de dioxyde de souffre lors de sa combustion et améliorera la qualité de l'air des aéroports.

Les données de ce vol au GTL vont maintenant être utilisées par les scientifiques pour mieux comprendre et analyser les bénéfices du GTL par rapport à un carburant normal. « Nous attendons beaucoup de ce GTL, particulièrement au niveau de l'amélioration de la qualité de l'air. Cette étape est le premier pas vers la production de kérosène alternatif pour les vols commerciaux. Qatar Airways s’engage, avec les membres du consortium, à continuer dans cette voie pour le développement de ce projet en faveur de l’environnement » a déclaré son PDG, Akbar Al Baker.

Ce vol couronne deux années de recherche menées par un consortium qui regroupe Airbus, Qatar Airways, Qatar Petroleum, Qatar Science & Technology Park, Rolls-Royce, Shell et WOQOD, afin de proposer le Jet Fuel pour les vols commerciaux. La majorité de ces recherches a été effectuée au Qatar Science & Technology Park à Doha.

Sources :

http://www.qatarairways.com/

http://www.actualites-news-environnement.com/21683-Qatar-Airways-premier-vol-commercial-gaz-naturel.html

http://www.enerzine.com/12/8512+qatar-airways-realise-son-premier-vol-au-gaz-naturel+.html

http://www.ameinfo.com/138274.html

http://www.shell.com/

http://www.euro-petrole.com/ne_02_actualite_f_details.php?idNews=3678

http://www.enerzine.com/603/8483+l-astm-ouvre-la-voie-du-kerosene-gtl-pour-laviation+.html

http://www.qp.com.qa/

http://www.woqod.com.qa/

http://www.qstp.org.qa/

14 octobre 2009

Nouveaux carburants de synthèse pour les moteurs d’avion


La publication de cette spécification fait suite à deux années de recherche et de discussions au sein du groupe de normalisation ASTM, organisme multipartite réunissant des producteurs, des fabricants d'équipements et des consommateurs de carburant d’aviation.
Ainsi, la nouvelle norme ASTM D7566 « Carburéacteur d'aviation contenant des hydrocarbures de synthèse » approuve l'utilisation d'un carburéacteur contenant jusqu'à 50% de kérosène GTL dans l'aviation civile. Ces mélanges seront appelés GTL Jet Fuel. Le kérosène GTL est l'un des cinq produits de type GTL qui seront produits en volumes commerciaux par le projet Pearl GTL, actuellement en construction par Qatar Petroleum et Shell.
Sa production sera d'environ un million de tonnes de kérosène GTL par an, quantité suffisante pour propulser un avion de transport commercial type sur un demi-milliard de kilomètres (soit le transport de 250 passagers 4.000 fois autour de la terre) lorsqu’il est utilisé à 50% pour obtenir le GTL Jet Fuel.
La construction de Pearl GTL doit s'achever à la fin de l'année 2010, avec une montée en puissance durant 2011 et aboutir à la commercialisation du Kérosène GTL à compter de 2012.
Un consortium réunissant Shell, Airbus, Qatar Fuel Company (WOQOD), Qatar Petroleum, Qatar Science & Technology Park et Rolls-Royce mène actuellement des recherches sur les avantages potentiels de l'utilisation du Jet Fuel GTL dans les moteurs d'avion.
« Les qualités du Jet Fuel GTL, entre autres son potentiel de réduction de la pollution autour des aéroports et son aptitude à permettre une légère réduction de la charge de carburant va en faire un produit attractif pour les compagnies aériennes et les autorités aéroportuaires. Pour le Qatar, le GTL va lui permettre de commercialiser son gaz naturel sur divers marchés actuellement approvisionnés en produits dérivés du pétrole. L'approbation publiée aujourd'hui fait de l'aviation un autre de ces marchés et va aider le Qatar à maximiser la valeur qu'il peut tirer de ses ressources naturelles » indique le Directeur général du projet Pearl GTL.
Outre le kérosène GTL, Pearl GTL produira du gasoil GTL, un type de carburant diesel ; des huiles à base de GTL, utilisées pour fabriquer des lubrifiants de haute qualité ; de la paraffine normale de GTL, utilisée pour la production de détergents ; et du naphte de GTL, matière de base pour la production de plastique.
Sources :
http://www.rolls-royce.com/civil/

05 octobre 2009

Nouveau rebondissement dans le feuilleton du contrat des ravitailleurs.

Northrop/ /EADS a fait valoir qu’il estimait que la compétition avec Boeing était faussée dans la mesure où le gouvernement américain aurait communiqué à Boeing la grille tarifaire de Northrop Grumman, lors du dernier round de négociation.

Le gouvernement américain a donné à Boeing un avantage "particulièrement injuste" dans le marché des avions ravitailleurs en négociation, a estimé mardi son concurrent Northrop Grumman, allié à EADS pour la circonstance.

"Northrop Grumman est grandement préoccupé par le fait que les informations sur ses prix lors d'un précédent appel d'offres aient été divulguées à son concurrent par le gouvernement", écrit Paul Meyer, vice-président de Northrop, dans un communiqué.

"En mettant un tel accent sur le prix dans ce nouvel appel d'offres et alors que Northrop propose à nouveau son ravitailleur KC-45, de telles informations sur les prix ont une importance plus grande encore."

De surcroît, 5 élus ont prié Barack Obama de ne pas attribuer le contrat des ravitailleurs à « Airbus », en raison d’aides prétendument illégales accordées par les gouvernements européens à Airbus.