__________________________________INNOVATION on ENGINEERING, MANUFACTURING, FINANCING shaping the AEROSPACE INDUSTRY

28 septembre 2009

Un avion électrique qui carbure à l'hydrogène

La Faculté Aéronautique et Espace (IFB) de l'université de Stuttgart a annoncé qu'elle allait débuter la construction d'un avion électrique alimenté à l'aide d'une PAC à hydrogène et ainsi espérer gagner le "Green Flight Challenge" organisé par le CAFE Foundation (Comparative Aircraft Flight Efficiency ) et subventionné par la NASA.

Le concours parrainé par la NASA récompensera le vainqueur d'un prix d'1,5 million de dollars pour le premier avion en mesure de dépasser les 200 miles avec moins de deux gallons d'essence (7.57 litres), soit 2.36 Litres. (MàJ 21 nov, Paul). L'avion devra par ailleurs couvrir une distance minimale de 320 kilomètres à une vitesse minimum de 160 km/h - en plus de satisfaire aux exigences de sécurité et de bruit.

L'avion présenté et baptisé Hydrogenius sera équipé d'une batterie au lithium et d'un moteur électrique qui utilisera l'électricité généré par un système embarqué de piles à combustible.

Dans les conditions standards, l'hydrogène à l'état gazeux pèse 0,0899 kg / m³. Pour être en mesure de délivrer suffisamment d'hydrogène, ce dernier doit être obligatoirement comprimé. Par conséquent, l'hydrogène sera stocké dans un réservoir de 180 litres sous 350 bars de pression. Cela correspond à une masse de 12 kg d'essence ou d'un volume de 16,5 l.

Ainsi, dans un premier temps, il n'est pas irréaliste que l'Hydrogenius vole à une vitesse de croisière d'environ 140 kilomètres par heure (75,6 kN, 87 mi/h) pour une consommation d'énergie constante.

L'équipe estime que les nouvelles techniques d'économies d'énergie aideront à relever le défi du moteur électrique sur les moteurs conventionnels. Il est écologique, possède un meilleur rendement énergétique ainsi qu'une nuisance sonore quasi-inexistante.

L'IFB détient déjà une expérience en matière d'avion, grâce notamment à l'avion solaire "Icare II" qui détient le record mondial "officieux" de la distance parcourue pour ce type d'engin. "Nous allons aller en Amérique pour gagner", a déclaré le professeur Rudolf Voit-Nitschmann, responsable du projet.

"Nous avons encore besoin d'environ 300.000 euros pour nous permettre de poursuivre le développement de l'appareil jusqu'en 2011" a t'il ajouté. Jusqu'à présent, l'avion à propulsion électrique était financé par des subventions gouvernementales.

Sources :

http://www.nasa.gov/offices/ipp/innovation_incubator/centennial_challenges/general_aviation/index.html

http://cafefoundation.org/v2/main_home.php

http://www.thelocal.de/sci-tech/20090925-22157.html

http://www.ifb.uni-stuttgart.de/

http://www.ifb.uni-stuttgart.de/index.php/forschung/flugzeugentwurf/hydrogenius

http://www.enerzine.com/1036/8396+ifb---un-avion-electrique-qui-carbure-a-l-hydrogene+.html

http://www.wir-klimaretter.de/content/view/3934/70/

http://www.ez-online.de/lokal/stuttgart/stuttgart/Artikel470461.cfm

24 septembre 2009

Améliorer sa visibilité sur les moteurs de recherche grâce à SEO Samba

Plusieurs compagnies aériennes ont choisi la société SEO Samba pour donner un coup d’accélération à leur ranking sur les moteurs de recherche type Google, Bing et Yahoo. SEO Samba propose en plus un ensemble de prestations pour faire vivre faire le site internet des compagnies.

Accroitre sa visibilité sur internet est le problème classique pour beaucoup de sociétés. Mais elles sont encore trop nombreuses à négliger ce problème.

Récemment la compagnie australienne Aeropelican a opté pour les services de SEO Samba. Aeropelican est une compagnie régionale qui a développé un réseau autour de quatre villes australiennes. Son objectif est d’attirer, au delà des passagers sur les lignes régulières, des touristes et des businessmen afin d’augmenter le taux de remplissage de ces avions.

Voici un tutoriel du search engine optimization software Samba :

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23 septembre 2009

Ouverture de la compétition sur le contrat des avions ravitailleurs américains

La direction des approvisionnements du Pentagone devrait publier vendredi 25 septembre le nouvel appel d’offre pour le contrat des avions ravitailleurs. Pour rappel, cela fait plus de huit années que l’USAF souhaite lancer le renouvellement de cette flotte. Huit années où l’ensemble des rebondissements possibles a eu lieu : annulation pour corruption, batailles politiques, sélection du tandem EADS/Northrop, manœuvres de déstabilisations, manifestations des US workers, annulation pour vice de procédure, report pour cause d’élection présidentielle, transfert de responsabilité du Secretaire à la Defense vers le Pentagone…
Voici un bref retour sur les deux dernières années de volte face.

Retour sur les deux dernières années de volte face.
Mars 2008 : Choix du tandem EADS / Northrop
Le Pentagone annonçait que l’entreprise européenne EADS avait été choisie pour fournir la première tranche des avions ravitailleurs de l’armée de l’Air américaine, aux dépends de son concurrent américain Boeing. Le contrat dépasse 35 milliards de dollars. Début de polémique aux Etats Unis « où les arguments politiques se confondent souvent avec les intérêts locaux et ceux des lobbies à Washington. Les points de vue varient selon qu’ils viennent de l’Etat de Washington - coeur historique de Boeing - ou du Kansas, où devait être assemblé le futur ravitailleur de Boeing, ou encore d’Alabama - le ravitailleur sélectionné, le KC-30, y sera transformé à partir des Airbus A330. » Les démocrates s'étaient montrés favorablement à un choix américain alors que les républicains étaient partagés et pas forcement hostiles à EADS.
EADS a subi depuis fin 2007 des campagnes de déstabilisation venant des syndicats, de lobbies et de think tanks (l'Ege a eu l'occasion de dénoncer la campagne du Center for Security Policy et revenir sur l'affrontement Boeing/Airbus).


Avril 2008 : Boeing dépose un recours devant le Government Accountability Office
Contre attaque ! La décision de prise par l'USAF de choisir le projet Northrop Grumman/EADS pour les avions ravitailleurs ne passe pas pour Boeing. Ce dernier décide de saisir le GAO (Government Accountability Office) pour se prononcer sur la décision de l’USAF, en particulier sur le fait que les exigences exprimées par l’USAF auraient changé au cours de la procédure, induisant Boeing en erreur l’amenant à proposer un produit (le KC 767) d’envergure plus réduite que l’offre avancée par Northrop Grumman/EADS
De son côté, l’USAF estime que le cahier des charges était suffisamment précis et complet et que donc la demande de Boeing n’est pas justifiée au fond. De plus, l’USAF souligne le fait que les protestations de Boeing auprès de l’USAF ont été formulées hors délai, et que donc les protestations de Boeing étaient forcloses. Par conséquent l’USAF appel le GAO à se prononcer sur son argumentaire avant toute analyse de la demande de Boeing.
Enfin, Robert GATES a précisé que toute protestation de Boeing aurait pour conséquence de repousser encore ce projet pourtant vital pour les capacités de projection de l’USAF.

Juin 2008 : Le Government Accountability Office annule la sélection du consortium EADS/Northrop
Annulation ! L'offensive de Boeing a abouti alors que le Government Accountability Office a annulé la sélection du consortium EADS-Northrop Grumman. Le GAO préconise la reprise intégrale du processus de sélection. Le nouveau choix est laissé à l'administration qui prendra place en janvier 2009. Et on connait la préférence d'Obama pour Boeing et celle de Mc Cain pour Northrop Grumman. Une question de politique intérieure ? c’est l’avis de Knowckers qui propose une analyse sur la décision du GAO.

Eté 2008 : Intox
Alors que la consultation est relancée au sujet du contrat des tankers, une rumeur émise par le WSJ accorderait à Boeing un refus de participer à un nouveau round. De son côté, la direction des achats du Department of Defense affirme avoir corrigé toutes les remarques du Government Accountability Office.
Septembre 2008 : Tankers: EADS/northrop bien moins couteux que Boeing
Dans un article intitulé « Pentagon: Tanker Bids Differed by $3 Billion », John Young, Sous Secrétaire aux acquisitions du Department of Defense annonçait que le tandem EADS NA-Northrop Grumman proposait une offre inférieure de 3 milliards de dollars à celle de Boeing. De plus, les délais de livraisons et les coûts de maintenance seraient moins élevés.

Janvier 2009 : Nouvelles déstabilisations
Nouvel épisode dans le contrat de renouvellement des avions ravitailleurs. D'après Robert Gates, Secrétaire à la Defense, l'appel d'offres pour les contrats ravitailleurs de l'USAF sera relancé en septembre 2009 avec une attribution début 2010.

Avril 2009 : Le deuxième round est annoncé ; Obama rouvre le marché des avions ravitailleurs de l’US Air Force.
L’attribution d’un marché de cette importance était une première. Le Bureau fédéral de compte (GAO), considéré à tort comme équivalent de la Cour des Comptes, avait été saisi en 2008 par Boeing d’une contestation de l’attribution à Airbus du marché de renouvellement de la flotte US en avions ravitailleurs. Une institution publique intervenait donc à la demande d’une entreprise privée. Cette dialectique est courante. Toutefois, un regard contextualisé pousse à s’interroger : cette intervention est-elle un acte de contrôle objectif ou un rouage du protectionnisme américain ? La frilosité de la première puissance économique se traduit par la fermeture du marché national à l’entrée des acteurs économiques étrangers. C’est historiquement un usage pris du relatif isolement des Etats-Unis (facteur culturel) et de l’accoutumance à une position de leader mondial.
Constat : le protectionnisme américain est une réalité
La guerre contre l’Espagne de 1898 marque l’éveil impérialiste du pays. Les deux guerres mondiales ont accéléré son entrée sur la scène internationale et favorisé le développement de l’économie nationale après-guerre. Cette sortie de la récession a marqué l’esprit des dirigeants. On ne peut que constater que l’administration Bush a fait en sorte de réserver les principaux marché de reconstruction en Afghanistan à des entreprises américaines, plaçant l’Etat au service de celles-ci. Cette logique se vérifie quant aux compagnies aériennes. Les accords Open Skies sont supposés être un correctif aux accords bilatéraux conclus par les Etats européens avec les Etats-Unis jugés inéquitables envers les premiers et contraire au droit communautaire. Si les accords conclus avec la Commission européenne sont conformes au Traité, la balance penche encore en faveur des compagnies américaines.
Question : le marché des avions ravitailleurs est-il vraiment gagné par le protectionnisme d’outre-Atlantique ?
Boeing est n°1 mondial de la vente d’avion de grande capacité… jusqu’à l’ascension d’Airbus et EADS à la fin des années 1980. Le monopole uninational cède donc place à un duopole entre les deux régions les plus riches du monde développé. L’avionneur de Seattle était parfaitement en droit de saisir une autorité de contrôle juridique du marché que s’apprêtaient à conclure l’US Air Force et EADS. En droit français, avec le référé précontractuel, et le droit communautaire, avec le contrôle de concurrence, prévoient des mécanismes d’intervention d’institution de contrôle sur la passation de contrats entre Etats et entreprises comme entre personnes de droit privé. Le GAO a désapprouvé le choix de l’US Air Force qui se portait sur EADS. Il y aurait eu protectionnisme si l’autorité adjudicatrice s’était estimée liée par cet avis, ou pire, si cet avis avait été… « dicté ».Quand sera-t-il maintenant ? La procédure va-t-elle reprendre pour satisfaire Boeing ? Le président Obama n’a pas montré une divergence radiale dans les relations avec l’Union européenne au regard de la pratique de ces dernières années. Certains observateurs objectent que Boeing pourrait trouver avantage à entretenir le duopole actuel, notamment face à la montée des BRIC, présents notamment avec Ilyushin (Russie) et Embraer (Brésil). Mais cet équilibre, s’il est recherché, irait-il jusqu’à céder en matière d’équipement militaire ? Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a refusé le partage du marché

Juillet 2009 : EADS - Boeing : la compétition des avions ravitailleurs bientôt réouverte
Une série à multiples rebondissements ! La compétition qui oppose Boeing à l'alliance EADS/Northrop Grumman sur le contrat des tankers pourrait être rouverte dès juillet. L’agitation est palpable auprès des parties prenantes du dossier après les récentes déclarations du Secrétaire américain à la Défense Robert Gates devant le Congrès . Mr. Gates ne souhaite voir qu’un seul vainqueur et refuse un partage du contrat comme cela avait été avancé début 2009.
Boeing, de son côté, pourrait renouveler entièrement son offre pour l’US Air Force en changeant de plateforme. Boeing proposerait dorénavant un 777 pour remplacer la veille flotte de l’US Air Force. Par rapport à l’A330, le 777 présenterait un gain de 23% de capacité carburant, 44% de cargo et 42% de passagers. C’est donc une nouvelle stratégie choisie par Boeing pour battre l’alliance Northrop/EADS.

Septembre 2009 : Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a annoncé le transfert de la responsabilité du choix du nouvel avion ravitailleur à l’US Air Force.



Chronologie
Retrait d’EADS-Northrop Grumman de la compétition : stratégie ou abandon pur et simple ? 04 Décembre 2009
Nouvel angle d'attaque contre EADS sur les tankers : l’OMC Mercredi, 04 Novembre 2009
Louis Gallois nomme Sean OKeefe, CEO d’EADS North America Vendredi, 23 Octobre 2009
Nouveau rebondissement dans le feuilleton du contrat des ravitailleurs Lundi, 05 Octobre 2009
La stratégie web de Boeing pour le contrat de tankers : unitedstatestanker.com Vendredi, 25 Septembre 2009
Ouverture de la compétition sur le contrat des avions ravitailleurs américains Mercredi, 23 Septembre 2009
EADS - Boeing : la compétition des avions ravitailleurs bientôt réouverte Mercredi, 01 Juillet 2009
Interview de Tom Enders, CEO d'Airbus, sur le contrat américain des tankers Mercredi, 06 Mai 2009
Peut-on parler de protectionnisme « made in USA » quant au marché des avions ravitailleurs ? Vendredi, 17 Avril 2009
Relance du contrat des avions ravitailleurs US - nouvelles déstabilisations Mercredi, 28 Janvier 2009
Tankers: EADS/northrop bien moins couteux que Boeing Dimanche, 28 Septembre 2008
Le choix pour le contrat des tankers repoussé à 2009 Lundi, 15 Septembre 2008
Intox autour du nouveau round des tankers? Dimanche, 24 Août 2008
Breaking news : le GAO annule le contrat des tankers ! 19 juin 2008
La contre attaque de Boeing va-t-elle aboutir ? 13 juin 2008
TANKERS : Le conflit s’intensifie entre Boeing et l’USAF ! 3 avril 2008
Le Department of Defense justifie son choix d'EADS 8 mars 2008
Les hommes qui ont fait gagner EADS 6 mars 2008
Le Pentagone a choisi EADS 4 mars 2008

10 septembre 2009

La pile à combustible arrive chez Airbus

Le constructeur aéronautique Airbus va se doter d'un groupe auxiliaire de puissance (APU) à piles à combustible multifonction pour l'alimentation électrique de bord de ses futurs avions commerciaux.

Cette annonce a été faîte jeudi, par l'entreprise britannique « Intelligent Energy » qui sera en charge de fournir cette technologie.

Les piles à combustible sont des dispositifs capables d'assurer l'alimentation de différentes applications dans la cabine des avions, permettant ainsi d'alléger la charge des moteurs principaux. Elles réduisent également la production de dioxyde de carbone dans l'air et au sol.

Airbus s'intéresse depuis un moment à la manière dont les piles à combustible à l'hydrogène peuvent alimenter les avions et a déjà testé un système de piles à combustible à l'hydrogène et à l'oxygène à bord de son avion d'essai A320. Le système alimente les systèmes de puissance hydraulique et électrique d'appoint de l'appareil, et actionne les ailerons.

Le groupe APU propre est construit autour des systèmes à piles à combustible Core d'Intelligent Energy, déjà utilisés dans les programmes d'énergie motrice, tels que les taxis londoniens hybrides à piles à combustible d'Intelligent Energy, et dans les groupes de traction distribuée avec Scottish and Southern Energy plc.

Basé à Hambourg, le Centre d'essai Aerotec sur les piles à combustible testera les systèmes de piles à combustible utilisés à bord des avions commerciaux.

Henri Winand, PDG d'Intelligent Energy, a déclaré : « Les avantages de la technologie des piles à combustible à l'hydrogène pour l'aviation sont multiples et s'inscrivent dans le cadre du mouvement vers l' « électrification » plus généralisée des appareils. Les piles à combustible permettent non seulement de réduire les émissions et la consommation de carburant mais, à une époque où la lutte contre la pollution carbonique est à l'ordre du jour, les compagnies aériennes peuvent diversifier leur base d'alimentation en carburant, devenant moins tributaires de la volatilité des prix du combustible ».

Sources :

http://www.intelligent-energy.com/index_article.asp?SecID=8&secondlevel=25&artid=4072

http://www.enerzine.com/15/8469+la-pile-a-combustible-s-invite-dans-les-airbus+.html

http://www.aerotec.de/de/home/index.php

http://www.intelligent-energy.com/

http://www.scottish-southern.co.uk/SSEInternet/